A – De l’entrée du virus dans l’organisme aux cellules cibles

Après son entrée dans l’organisme et quelque soit le mode de contamination, le VIH est entraîné par le sang et la lymphe jusqu’aux ganglions lymphatiques et jusqu’à la rate : organes lymphoïdes 2res, où se trouvent des réserves de cellules immunitaires telles que les macrophages, lymphocytes B et T (prêtes à intervenir dans n’importe quel cas d’infection).

==> c’est là que le VIH rencontre ses cellules cibles.

B – Les cellules cibles du VIH

Lorsque le VIH s'attaque à une cellule cible, il s'attache à celle-ci via sa glycoprotéine de surface, la molécule gp120, au niveau d'une porte d'entrée composée de la molécule CD4 (protéine membranaire = marqueur) ainsi que de co-récepteurs appartenant à la famille des récepteurs de chimiokines, dont les principaux sont le CCR5 et le CXCR4.

Les cellules qui peuvent être infectées par le VIH sont donc :

- les macrophages, dérivés des monocytes, ainsi que les monocytes

- les lymphocytes T : LT4 uniquement, qui ont le CD4 (les LT8 ont le CD8 et le VIH ne peut s’y accrocher)

NB : les cellules dendritiques du système nerveux central ont aussi le marqueur CD4.


C – L’entrée du VIH dans les cellules cibles (voir TP avec cycle du VIH)

- la molécule gp120 de l’enveloppe virale du VIH se lie à la molécule CD4 et au CCR5 des cellules cibles

- cette fixation entraîne un changement de conformation de la gp120, ce qui permet avec l’aide de la gp41, la fusion de l’enveloppe virale avec la membrane de la cellule cible

- il y a alors pénétration de la capside dans la cellule cible (le reste du VIH ne pénètre pas) puis cette capside se désintègre (décapsidation)

==> Il y a libération de l’ARN et de la transcriptase inverse dans la cellule cible (et ils ne sont plus accessibles par notre système immunitaire)

D – La multiplication du VIH dans les cellules cibles

- la transcriptase inverse transcrit l’ARN en ADN

- l’ADN est intégré au génome de la cellule cible, grâce à une enzyme, l’intégrase, d’où formation de « pro virus ». Ceux-ci restent cachés pendant plusieurs années avant de continuer leur multiplication, échappant ainsi aux traitements médicamenteux.

- après plusieurs années de latence, il y a transcription de l’ADN en ARNm, qui passe par les pores nucléaires et est traduit en protéines virales : elles s’associent à l’ARN viral et permettent de former de nouveaux VIH

- les nouveaux VIH quittent la cellule par bourgeonnement, ce qui cause sa destruction

- les virus formés se retrouvent alors dans le sang et la lymphe : leur taux (ou charge virale : nombre de copies de VIH / mL de plasma) augmente et celui des cellules cibles, macrophages et LT4 surtout, diminue.

 

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==> Macrophages et LT4 sont donc des réservoirs de VIH et participent à la dissémination de ce virus dans tous les tissus. Il y a infection rapide de tout l’organisme et le VIH se retrouve dans les organes lymphoïdes 2res, dont les ganglions lymphatiques, puisqu’ils contiennent macrophages et LT4.