A – La primo-infection

Elle est marquée par de discrets symptômes d’infection (fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques), dus à la multiplication rapide des VIH : la charge virale augmente et le nombre de cellules cibles, dont les LT4, diminue. Il y a ensuite diminution de la charge virale : il y a donc mise en jeu d’une réponse immunitaire, avec sécrétion d’anticorps anti-VIH et formation de LT8.

Cela signifie que 2 types de défenses immunitaires sont mis en jeu pour lutter contre le VIH : des anticorps et des cellules, les LT8.

B – La phase asymptomatique

La charge virale est moins importante, les anticorps anti-VIH et les LT8 restent en quantité importante : ce sont donc les effecteurs des réponses immunitaires mises en jeu, qui continuent à être formés, pendant plusieurs années. Ces réactions produisent le gonflement des ganglions lymphatiques et sont :

- la production d’anticorps anti-VIH qui vont immobiliser les VIH, sans les détruire, mais cette immobilisation est nécessaire pour qu’ils puissent être détruits par la suite ;

  - la formation de LT8, cytotoxiques (toxiques pour des cellules) qui vont détruire les cellules infectées par le VIH : macrophages et LT4, qui diminuent alors de plus en plus, car ils sont aussi détruits lors de la multiplication des virus par bourgeonnement. Le nombre de virus augmente alors à nouveau de plus en plus.

C – La phase symptomatique

C’est la phase du SIDA déclaré avec affaiblissement des réponses immunitaires, du à la destruction des LT4 indispensables à ces réponses. Il y a alors une très grande sensibilité à toutes les maladies, bactériennes et virales, appelées « maladies opportunistes » car elles profitent de l’affaiblissement du système immunitaire pour se développer : pneumonies, mycoses, zona, etc….elles sont de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que le nombre des LT4 diminue.